D’Après nature : Frederick Law Olmsted et le park movement américain

Auteur

Lisa Brawley

Lisa Brawley enseigne les études urbaines à Vassar College (New York), dont elle dirige actuellement le programme d’études américaines.

Elsa Devienne

Elsa Devienne, agrégée, enseigne la civilisation américaine à l’Université de Paris Ouest Nanterre. Elle est membre du laboratoire Mondes Américains de l’EHESS.

Livre

D’Après nature : Frederick Law Olmsted et le park movement américain 

L’œuvre de Frederick Law Olmsted, le premier et le plus célèbre des architectes-paysagistes américains, demeure paradoxalement mal connue. Prolifique et protéiforme, elle est trop souvent éclipsée par sa réalisation phare, qui en offre pourtant une vision réductrice : l’immense parc urbain de Central Park à New York.

Le présent ouvrage se propose de revisiter le parcours tortueux d’Olmsted, d’en démêler les ressorts, aussi bien intellectuels et esthétiques que politiques et économiques, et d’en dégager les cohérences, par delà son évident éclectisme. En partie déterminée par l’impératif pécunier, sa carrière connut de nombreux aléas : tour à tour fermier et horticulteur passionné d’agriculture scientifique, journaliste et écrivain voyageur, éditeur, maître d’œuvre et chef de chantier à la tête de plusieurs milliers d’hommes, et même directeur de la plus grosse mine d’or de Californie, il s’accommoda finalement du titre de landscape architect, qui ne lui plaisait guère et ne reflète qu’en partie son champ d’activité.  

Les recherches récentes dans les domaines de l’histoire urbaine et environnementale, de l’histoire de l’art et de la théorie esthétique permettent d’éclairer les réalisations paysagères d’un jour nouveau : au delà de la reproduction d’une esthétique anglaise, pastorale ou pittoresque, Olmsted, véritable urbaniste avant la lettre, chercha à faire œuvre d’aménagement du territoire et ce, à toutes les échelles — parcs urbains, réserves naturelles, voies de circulation et d’accès, banlieues résidentielles et campus universitaires. Son cheminement intellectuel, nourri d’expériences et de lectures multiples, permet de replacer ces réalisations au centre d’une réflexion plus vaste sur démocratie et barbarie, esclavagisme et capitalisme, villes et campagnes, récréation touristique et préservation de la nature « sauvage ».

  Acheter 18€ ISBN 978-2-9540919-7-6

 

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18€

ISBN 978-2-9540919-7-6

Unique par son format bilingue, ce livre se décline en cinq chapitres thématiques, chacun composé de trois sections : une première, en français, intitulée LE RÉCIT, qui couvre les événements incontournables ; une deuxième, en anglais, ANGLES OF APPROACH, qui fournit un cadre analytique ; et une troisième, en français, ÉLÉMENTS CLES, qui présente de manière condensée mais précise les points essentiels des grands noms/événements/concepts du chapitre. 

 

Les Etats-Unis en crise et en guerre : les années Roosevelt, 1932-1945

    Auteur

    Andrew Diamond

    Andrew Diamond est professeur d’histoire et de civilisation américaine à l’université de Paris-Sorbonne. Il est l’auteur de Mean Streets: Chicago Youths and the Everyday Struggle for Empowerment in the Multiracial City, 1908-1969 (University of California Press, 2009) et co-auteur de Histoire de Chicago (Fayard, 2013).

    Romain Huret

    Romain Huret est historien des États-Unis, maître de conférences en civilisation américaine à l’université Lyon 2. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont American Tax Resisters (Harvard University Press, à paraître en 2014).

    Vincent Michelot 

    Vincent Michelot est professeur d'histoire politique des États-Unis à Sciences-Po Lyon. Agrégé d'anglais, il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la présidence américaine dont L'Empereur de la Maison-Blanche (Armand Colin, 2004) et Le président des États-Unis : un pouvoir impérial ? (Gallimard, 2008).

    Jean-Christian Vinel  

    Jean-Christian Vinel est maître de conférences en civilisation américaine à l'université Paris-Diderot. Spécialiste d'histoire politique et d'histoire du travail, il est l'auteur de The Employee: A Political History (University of Pennsylvania Press, 2013).

    Livre

    Les Etats-Unis en crise et en guerre : les années Roosevelt, 1932-1945

    En 1932, quand Franklin D. Roosevelt est élu président pour la première fois, l’économie américaine, jadis si puissante, est au plus bas. Réélu à la tête du pays à travers les années de crise et de guerre, il laisse derrière lui une économie en plein essor, qui s’apprête à jouer un rôle moteur dans l’avènement du capitalisme mondialisé. Ces treize années au pouvoir lui ont valu de figurer en bonne place au panthéon des grands présidents américains.

    Souvent considéré comme le premier « président moderne », Roosevelt a affirmé la mainmise présidentielle sur le Congrès, considérablement étendu les pouvoirs du gouvernement fédéral, et habilement fait usage des médias de masse pour séduire les cœurs et les esprits des Américains. Il mit son pouvoir et sa popularité au service d’un ambitieux programme d’aide sociale et de réforme — le New Deal — qui jeta les bases de l’Etat-providence américain, transforma la relation des citoyens au gouvernement fédéral, et provoqua la réorganisation de l’opposition entre libéraux et conservateurs autour de la question des rôles respectifs de l’Etat, des syndicats et des entreprises dans l’économie. Mais cette « nouvelle donne » suscita également des réactions hostiles, qui limitèrent considérablement sa portée dans le domaine des inégalités raciales, sexuelles et sociales.

    Prenant appui sur les recherches récentes concernant les dynamiques politiques, sociales et culturelles à l’œuvre dans les « années Roosevelt », ce livre donne un aperçu des transformations qu’elles suscitèrent, tant dans la société américaine qu’au plan institutionnel, et dresse le bilan de ces années de crise et de guerre.

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    18€

    ISBN : 978-2-9540919-6-9

    Correspondences: Frances Burney’s Evelina

    Auteur

    Anne Rouhette

    Anne Rouhette est maître de conférences à l’Université Blaise Pascal (Clermont-Ferrand II) et membre du CELIS. Ses recherches portent sur le roman féminin de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe.

    La littérature en cause, collection dirigée par Thomas Dutoit

     

    Livre

    Correspondences: Frances Burney’s Evelina

    The problematic nature of the correspondence between face and mask, substance and appearance, reality and artifice, such is the question raised in Sir Clement’s exclamation early on in Frances Burney’s novel, Evelina (1778): ‘That elegant face can never be so vile a mask!’ Written at a time when a woman’s most precious quality was considered to be the transparency of her thought and feelings, Burney’s first novel explores the illusory character of this belief and the repercussions of its revelation in the mind of a supposedly ‘simple’ and ‘artless’ young English woman, who, as virtuous as she is beautiful, seems to answer splendidly the patriarchal description of womanhood. Both naïve and perceptive, sentimental and ironical, Evelina is perhaps above all however a writer whose correspondence allows various other, repressed voices to be heard, while enabling the instability of personal identity and the fragility of social relations to be explored in a progressively self-reflexive manner. 

    Les trois chapitres de cet ouvrage bilingue se composent tous d’une première partie en anglais, « From Context to Text », qui replace le roman dans son contexte historique et culturel pour mieux en cerner les enjeux ; une deuxième partie en français, « Angle d’Approche », permet d’aborder une question plus précise, alors qu’une troisième partie en anglais, « Key Elements », vise à faciliter la lecture du roman et son approche critique en  proposant de courtes entrées sur certains termes-clés (« Gallantry », « Blushing »…) et sur des contemporains de Burney (Garrick, Johnson), ou de brèves explications ponctuelles sur quelques points historiques (les femmes et le mariage…) et littéraires (l’ironie, la satire).

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    ISBN : 978-2-9540919-3-8

    Prix : 18€

     

     

     

     

     

     
    Maison de deuil, maison de liesse ? The House of Mirth d’Edith Wharton

    Auteurs

    Marc Amfreville

    Marc Amfreville est professeur de littérature américaine à l'Université Paris-Sorbonne. Il est Président d’honneur de l’Association Française d’Etudes Américaines et l'auteur de trois ouvrages: C.B.Brown, la part du doute (2000); Pierre ou les ambiguïtés de Melville: l'ombre portée (2003); et Écrits en souffrance (2009) ainsi que de nombreux articles sur la littérature américaine du XIXe siècle. Il a participé aux éditions de Melville et de Fitzgerald dans la bibliothèque de la Pléiade et traduit une trentaine de romans contemporains.

    Carol J. Singley

    Carol J. Singley est professeure de littérature américaine à Rutgers University-Camden (New Jersey, USA). Elle est l’auteure de plusieurs études sur Edith Wharton, dont Edith Wharton : Matters of Mind and Spirit (Cambridge University Press, 1995) et Edith Wharton’s The House of Mirth : A Casebook (Oxford University Press, 2003), et a présidé l’Edith Wharton Society.  Adopting America: Childhood, Kinship, and National Identity in Literature (Oxford University Press, 2011) est son ouvrage le plus récent.

    Zachary Baqué

    Zachary Baqué est maître de conférences en civilisation américaine et analyse filmique à l'Université de Toulouse II-Le Mirail. Il a publié plusieurs articles, notamment sur David Lynch et le documentaire américain des années 1960. 

    La littérature en cause, collection dirigée par Thomas Dutoit

     

     

     

     

     

    Livre

    Maison de deuil, maison de liesse ? The House of Mirth d’Edith Wharton

    Maison de deuil, maison de liesse ? propose une lecture riche et approfondie du chef d’œuvre d’Edith Wharton, The House of Mirth (1905), à travers trois études critiques distinctes, qui s’intéressent aussi bien à sa genèse qu’aux nombreuses interprétations qu’il a suscitées (dont celle de Terence Davies dans l’adaptation filmique qu’il a réalisée en 2000). 

    Dans une première partie en anglais — From Context to Text — Carol J. Singley offre une synthèse biographique et critique qui replace la vie et l’œuvre de la romancière dans leur contexte esthétique, philosophique, socio-économique, historique et théorique, et éclaire habilement les liens secrets et les passages dérobés entre l’une et l’autre. 

    Dans la partie centrale de l’ouvrage, en français, Marc Amfreville se livre à une véritable auscultation critique du roman à travers la question de son inscription générique. Il donne ainsi à voir comment l’explication naturaliste, l’expressivité du romance, la poésie tragique et l’art de la suggestion moderniste tissent chacune leurs fils distincts pour produire une étoffe, ici synonyme d’envergure et de valeur, comme on dit d’un personnage qu’il a « de l’étoffe ». L’analyse thématique (« du roman de mœurs au naturalisme », « du conte de fées au romance » etc.) s’appuie sur l’analyse détaillée de scènes clés du roman (« ouverture », « avant-dernière rencontre », etc), et permet d’en dévoiler progressivement toute la force enténébrée. Loin de la chronique mondaine, The House en Mirth est en effet si profondément traversé par la mort, que même l’image de la « Maison de deuil » semble impropre à traduire sa profonde et mystérieuse mélancolie.

    La troisième partie est consacrée au passage du roman au film. Zachary Baqué y envisage l’adaptation filmique du roman par Terence Davies, d’abord sous l’angle des inévitables contraintes économiques liées à sa production, puis sous celui du travail de transfert et d’adaptation aux spécificités du médium-cible, et enfin de façon autonome, en tant que film indépendant de sa source littéraire.

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    ISBN : 978-2-9540919-4-5

    Prix : 18€

     
    Signs Of Eternity: H.D.’S Trilogy

    Auteurs

    Nicholas Manning

    Nicholas Manning est Maître de conférences en Littérature américaine à l'Université Paris-Sorbonne (Paris IV). Ancien élève de l’École normale supérieure de la rue d'Ulm, il a fondé The Continental Review. Son ouvrage Rhétorique de la sincérité. La poésie moderne en quête d'un langage vrai paraîtra en 2013 aux éditions Honoré Champion.

    Clément Oudart

    Clément Oudart est maître de conférences en Littérature américaine à l’Université Toulouse II-Le Mirail. Il est l’auteur d’un ouvrage intitulé Les Métamorphoses du modernisme, de H.D. à Robert Duncan : vers une poétique de la relation (Presses Sorbonne Nouvelle, 2011). Il a également publié des articles sur William Carlos Williams, H.D. et Robert Duncan dans diverses revues et ouvrages collectifs en France et aux États-Unis.

    La littérature en cause, collection dirigée par Thomas Dutoit

     

     

    Livre

    Signs Of Eternity: H.D.’S Trilogy

    What is modern man to make, to use T.S. Eliot’s well-known figure, of the “heap of broken images” of modernity? Trilogy, as modern defense of poetry, sets out to articulate and understand this crisis. H.D.’s answer is clear: poetry is to invest the dead and the desecrated with renewed spiritual value. It is to make bloom again, as in the flowering of Christ’s cross, the curative rod of writing and rebirth. The scribe’s stylus, become the healing staff of the Caduceus, must now be tipped with lilies. Past, present and future need be knit in a web of interweavings and resemblances. Christianity, Greco-Roman mythology, Egyptian sacrality, alchemy, Gnosticism, archaic lore, the self and its psyche – all are to become scintillating lights of the same alchemic jewel. At once curative and concentrative, H.D.'s Trilogy is a response to modern historical catastrophe. It is itself a locus of lyrical rebirth.

    Unique par son format bilingue, cet ouvrage propose un parcours rigoureux, appuyé par des analyses détaillées des poèmes, d’une œuvre incontournable du modernisme américain. Dans la première partie, en anglais, Nicholas Manning s’interroge sur les tensions centrales de Trilogy : la violence et la création, la transcendance et l’immanence, et le rôle du poète moderne face au « temps de détresse » de la modernité. Dans la deuxième partie, en français, Clément Oudart fournit des clés pour tenter de comprendre certaines des questions décisives chez H.D., telles que le genre, le signe, ou le spectre. Les sujets de dissertation ici proposés – « L’écriture et le palimpseste », ou « Les figures du corps » – fournissent des exemples éclairants d’approches analytiques et synthétiques. Ensemble, ces deux visions fondent une archéologie des motifs et des concepts majeurs d’une œuvre où la poésie fait signe et se fait signe : signe du temps, et de l’éternité. 

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    ISBN : 978-2-9540919-5-2

    Prix : 19,5€

     
     
    Le Poids du passé / Barack Obama et la question raciale

    Auteurs

    Thomas J. Sugrue

    Thomas J. Sugrue, professeur d’histoire et de sociologie à l’Université de Pennsylvanie, est l’un des spécialistes américains les plus reconnus de la question des relations raciales, des droits civiques, de l’histoire urbaine et des inégalités. Il est l’auteur du livre de référence The Origins of the Urban Crisis : Race and Inequality in Postwar Detroit (Princeton University Press, 1996), lauréat du Bancroft Prize pour le meilleur livre d’histoire américaine. Plus récemment, son dernier livre avant Le poids du passé, le monumental Sweet Land of Liberty : The Forgotten Struggle for Civil Rights in the North (Princeton University Press, 2008) a été finaliste du prix Los Angeles Times Book Prize.

    Denis Lacorne

    Denis Lacorne, politiste et spécialiste de l’histoire politique des Etats-Unis, est directeur d’études au CERI-Sciences Po. Il est l’auteur de nombreux livres, et de l’essai primé De la religion en Amérique : Essai d’histoire politique, qui a été récemment traduit et publié aux Etats-Unis. 

    Traduit de l’anglais par Caroline Rolland-Diamond et Ninon Vinsonneau

    Livre

    Le Poids du passé/ Barack Obama et la question raciale

    L’arrivée d’Obama à la Maison Blanche a incontestablement marqué un tournant historique, et son ascension spectaculaire est souvent présentée comme une preuve irréfutable de l’entrée des Etats-Unis dans une nouvelle ère, dite « post-droits civiques ». Mais les divisions et les inégalités raciales, notamment entre noirs et blancs, demeurent pourtant profondément ancrées dans l’Amérique d’aujourd’hui. L’éminent historien Thomas Sugrue propose ici une analyse sans concession de la manière dont Obama s’est saisi de ce paradoxe.

    «  Le passé n’est pas mort et enterré. Il n’est même pas passé », soulignait Obama dans son célèbre discours de campagne sur la question raciale, en invoquant William Faulkner. Le poids du passé retrace l’évolution des positions d’Obama sur la question des inégalités raciales au cours de sa carrière professionnelle, depuis ses premières années à Chicago en tant qu’organisateur de communautés, avocat et universitaire, jusqu’à son ascension politique en tant que candidat charismatique et aguerri à la présidence  des Etats-Unis. Sugrue replace Obama dans le contexte de l’histoire turbulente de la lutte des noirs pour les droits civiques pour mieux comprendre ses conceptions des causes profondes de la pauvreté noire en Amérique, et les réponses qu’il a apportées aux défis qui l’attendaient une fois élu à la présidence.

    Dans quelle mesure peut-on dire que la présidence d’Obama a permis de tourner la page et d’entrer de plain-pied dans une nouvelle ère « post-raciale » ? Spécialiste des droits civiques et des relations raciales, Thomas Sugrue livre un bilan honnête et révélateur sur la question.

    La Décolonisation britannique 

    Auteurs

    Richard Davis

    Richard Davis est professeur de civilisation britannique à l’Université Charles de Gaulle, Lille 3 et chercheur au sein de l’équipe de CECILLE. Il est membre du jury de l’agrégation externe d’anglais depuis 2011, et l’auteur de plusieurs ouvrages et articles sur la politique étrangère de la Grande-Bretagne au XXe siècle.

    Trevor Harris

    Trevor Harris est professeur de civilisation britannique à l'Université François-Rabelais et chercheur à l'équipe ICD de Tours. Il travaille sur l'histoire politique et intellectuelle de la Grande-Bretagne aux XIXe et XXe siècles. Il est l'auteur d' Une Certaine idée de l’Angleterre (Paris, Armand Colin, 2006) dans la collection « L’Histoire au présent »

    Philippe Vervaecke

    Philippe Vervaecke est spécialiste du Royaume-Uni et maître de conférences à Lille 3. Membre de CECILLE, il a dirigé A droite de la droite. Droites radicales en France et en Grande-Bretagne (Lille, Presses du Septentrion, 2012) et a co-dirigé L'Atlantique multiracial (Paris, Karthala, 2012).

    Livre

    La Décolonisation britannique : perspectives sur la fin d’un empire/1919-1984

    En l’espace de quelques années seulement, au milieu du XXe siècle, plus d’une centaine de pays ont accédé à l’indépendance. Ces transformations ont eu des répercussions profondes et durables sur tous les pays directement concernés – anciennes colonies, protectorats, dominions, et anciennes puissances coloniales.

    Pour la Grande Bretagne, alors à la tête du plus grand des empires européens, la décolonisation a d’abord été synonyme de déclin sur la scène internationale. Pour les pays colonisés, la rupture, tantôt radicale et précipitée, tantôt plus partielle et graduelle, n’a pas été moins complexe. Partout, le processus de décolonisation a touché, à des degrés divers, l’ensemble des sociétés concernées.

    Tout en reconnaissant la pluralité des histoires de l’Empire, ce livre tente de retracer le pourquoi et le comment de sa chute – l’évolution du processus, depuis les premiers mouvements anti-impérialistes jusqu’au transfert de souveraineté, à travers les méandres des réorientations de la politique coloniale. C’est une histoire de violence, de répression et de domination, mais aussi de résistance et de libération qui a mobilisé à l’époque, parfois jusqu’au conflit armé, modérés et radicaux, réformateurs et réactionnaires, farouches défenseurs de l’Empire et anti-colonialistes.

     

    Unique par son format bilingue, ce livre se décline en cinq chapitres thématiques, chacun composé de trois sections : une première, en anglais, intitulée THE STORY, qui couvre les événements incontournables ; une deuxième, en français, ANGLES D'APPROCHE, qui fournit un cadre analytique ; et une troisième, en anglais, KEY ELEMENTS, qui présente de manière condensée mais précise les points essentiels — les grands noms, événements et concepts du chapitre.

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    Révoltes et utopies

    Auteurs

    Andrew J. Diamond

    Andrew J. Diamond est historien des États-Unis, professeur de civilisation américaine à l'université Paris-Sorbonne et chercheur associé au CERI - Sciences Po. Il est l’auteur notamment de Mean Streets: Chicago Youths and the Everyday Struggle for Empowerment in the Multiracial City, 1908 - 1969 (Berkeley, University of California Press, 2009) et co-auteur de Histoire de Chicago (Paris, Fayard, 2013).

    Romain Huret

    Romain Huret est historien des États-Unis, maître de conférences en civilisation américaine à l’université Lyon 2, chercheur au MASCIPO ( EHESS / CNRS ) et membre de l’Institut Universitaire de France. Il est l’auteur de La fin de la pauvreté ? Les experts sociaux en guerre contre la pauvreté aux États-Unis ( 1945 - 1974 ) ( Paris, Éditions de l’EHESS, 2008 ).

    Caroline Rolland-Diamond

    Caroline Rolland-Diamond est historienne des États-Unis, maître de conférences en civilisation américaine à l’Université de Paris Ouest Nanterre et chercheuse au Centre de Recherches Anglophones ( CREA ) de Nanterre. Elle est l’auteur de Chicago : le moment 68. Territoires de la contestation étudiante et répression politique ( Paris, Syllepse, 2011 ).

    Livre

    Révoltes et utopies : la contre-culture américaine des années 1960

    Période de révolte et d’utopie par excellence, de cette contre-culture plurielle qui a fait l’objet de toutes les passions et toutes les controverses, les années soixante ont vu les étudiants radicaux, les hippies, les Afro-Américains, les Latinos, les Asiatiques, les Amérindiens, les femmes et les homosexuels descendre dans la rue et occuper les parcs comme les campus pour réclamer leurs droits, affirmer leur identité culturelle et jeter les bases d’un avenir meilleur. Tous rejetaient l’ordre établi et les normes dominantes de la société américaine et portaient un projet révolutionnaire qui suivit deux orientations majeures : la première aspirait à l’épanouissement d’une culture alternative et utopique fondée sur les drogues, le mysticisme et la transformation radicale du mode de vie ; la seconde visait à l’avènement d’un puissant activisme politique, renforcé par un mélange de mobilisations communautaires et d’action protestataire. 

    Se plaçant délibérément dans la nouvelle perspective historiographique des « longues années soixante », ce livre retrace les différentes formes de la mobilisation culturelle et politique de cette période depuis leurs origines dans la deuxième moitié des années 1950 jusqu’au milieu des années 1970.

    Unique par son format bilingue, ce livre se décline en sept chapitres thématiques, chacun composé de trois sections : une première, en anglais, intitulée THE STORY, qui couvre les événements incontournables ; une deuxième, en français, ANGLES D'APPROCHE, qui fournit un cadre analytique ; et une troisième, en anglais, KEY ELEMENTS, qui présente de manière condensée mais précise les points essentiels — les grands noms, événements et concepts du chapitre.

     

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